{"id":1051,"date":"2022-09-23T11:56:08","date_gmt":"2022-09-23T15:56:08","guid":{"rendered":"https:\/\/ralliementcanadienfrancais.com\/?p=1051"},"modified":"2022-09-23T19:24:10","modified_gmt":"2022-09-23T23:24:10","slug":"popeline-introduction-roman-dadrien-arcand","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ralliementcanadienfrancais.com\/?p=1051","title":{"rendered":"Popeline \u2013\u00a0INTRODUCTION (Roman d\u2019Adrien Arcand)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">INTRODUCTION<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Adrien Arcand est sans conteste l&rsquo;un des plus grands penseurs du Canada contemporain. Il est une figure majeure de notre temps dont il faut lire et m\u00e9diter les textes. Si l&rsquo;on conna\u00eet bien ses id\u00e9es politiques et religieuses, peu savent qu&rsquo;Arcand \u00e9tait un artiste accompli.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Adrien Arcand s&rsquo;est int\u00e9ress\u00e9 tr\u00e8s jeune \u00e0 l&rsquo;art. Il est entr\u00e9 au journal La Patrie d\u00e8s 1920, alors qu&rsquo;il venait d&rsquo;avoir 20 ans. Un an plus tard, il devenait journaliste \u00e0 La Presse, quotidien francophone ayant le plus grand tirage en Am\u00e9rique. Arcand a tenu des chroniques judiciaires et artistiques pendant pr\u00e8s de huit ans pour ce journal.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce poste lui a notamment permis de devenir un pionnier de la radio et du cin\u00e9ma canadien. Il \u00e9tait partie prenante de l&rsquo;inauguration de CKAC, premi\u00e8re radio francophone en Am\u00e9rique. La Presse du 2 octobre 1922 nous apprend qu&rsquo;Arcand a alors lu en onde \u00ab Les Musiciens de Br\u00eame \u00bb, un conte des fr\u00e8res Grimm. Il a relat\u00e9 plusieurs autres histoires du m\u00eame genre dans les mois qui ont suivi. En 1924, il \u00e9tait devenu r\u00e9dacteur de la station.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1923, La Presse a \u00e9galement organis\u00e9 un concours de sc\u00e9nario pour produire ce qui allait devenir un des premiers films francophones du Canada. L&rsquo;historien Germain Lacasse (\u00c9tudes litt\u00e9raires, volume 26, num\u00e9ro 2, 1993, p. 61) a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu&rsquo;Arcand a \u00e9t\u00e9 le sc\u00e9nariste de La Primeur vol\u00e9e, film qui a remport\u00e9 la comp\u00e9tition. Le synopsis du film a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans La Presse du 8 mars 1923. Arcand utilisait alors le pseudonyme de Francis Am\u00e9rique, fort probablement parce que le journal ne souhaitait pas donner ouvertement le prix \u00e0 l&rsquo;un de ses employ\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Primeur vol\u00e9e \u00e9tait une com\u00e9die qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par Jean Arsin. On sait que le film a circul\u00e9 au Canada fran\u00e7ais pendant plusieurs mois. Comme bien d&rsquo;autres \u0153uvres cin\u00e9matographiques des ann\u00e9es 1920, La Primeur vol\u00e9e est cependant aujourd&rsquo;hui disparu. Il n&rsquo;en existe plus aucune copie. La Presse en a toutefois abondamment parl\u00e9. Dans son \u00e9dition du 2 juin 1923, le journal nous apprend que le r\u00f4le principal f\u00e9minin a \u00e9t\u00e9 tenu par Yvonne Gigu\u00e8re, future \u00e9pouse d&rsquo;Adrien Arcand. Les deux ont sans doute \u00e9t\u00e9 un des premiers couples canadiens du septi\u00e8me art. Arcand a aussi \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9 dans un autre film tourn\u00e9 sous les auspices de La Presse. Il a \u00e9t\u00e9 directeur de la publicit\u00e9 pour Diligamus vos, r\u00e9alis\u00e9 en 1925 \u00e9galement par Jean Arsin. Cette implication dans les milieux du cin\u00e9ma a perdur\u00e9 longtemps. Il a t\u00e9moign\u00e9 devant la Commission royale d&rsquo;enqu\u00eate sur l&rsquo;incendie du Laurier Palace, institu\u00e9e en 1927 pour s&rsquo;enqu\u00e9rir de cette trag\u00e9die et de la situation du cin\u00e9ma dans la province de Qu\u00e9bec. Arcand a notamment d\u00e9pos\u00e9 en preuve deux lettres qu&rsquo;il a re\u00e7ues de la Motion Picture Producers and Distributors of America. En 1931, il \u00e9tait pr\u00e9sent au premier congr\u00e8s des exploitants du film fran\u00e7ais au Qu\u00e9bec.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Presse a aussi permis \u00e0 Adrien Arcand de faire plusieurs rencontres dans les milieux litt\u00e9raires de son \u00e9poque. Dans une lettre au Chanoine Panneton dat\u00e9e du 4 novembre 1965 (reproduite dans Arcand ou la V\u00e9rit\u00e9 retrouv\u00e9e, tome 1, p. 327), Arcand expliquait qu&rsquo;il d\u00e9jeunait r\u00e9guli\u00e8rement entre autres avec le philosophe Victor Barbeau, L\u00e9on Lorrain, journaliste et professeur \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole des hautes \u00e9tudes commerciales, et le docteur Philippe Panneton. Ces contacts ont sans doute perdur\u00e9 longtemps. Le 28 juin 1928, Hugues Cl\u00e9ment, beau-fr\u00e8re de Victor Barbeau, a \u00e9pous\u00e9 \u00c9dith Arcand, s\u0153ur d&rsquo;Adrien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La carri\u00e8re d&rsquo;Adrien Arcand \u00e0 La Presse s&rsquo;est termin\u00e9e en 1929. Il avait essay\u00e9 de fonder un syndicat de journalistes, ce qui lui a valu son renvoi. Il ne lui fallut que quelques mois pour se remettre sur pied. En ao\u00fbt 1929, Le Goglu, un journal humoristique hebdomadaire, \u00e9tait en effet lanc\u00e9 par Arcand et son coll\u00e8gue Joseph M\u00e9nard. Le Goglu a connu un bon succ\u00e8s. Il a inclus un roman feuilleton d\u00e8s la deuxi\u00e8me parution: Popeline ou le Coeur en peine. Le roman, sign\u00e9 du pseudonyme d&rsquo;\u00c9mile Goglu, a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 chaque semaine jusqu&rsquo;\u00e0 la disparition du Goglu. Il est paru en 185 tranches. On notera que les \u00e9ditions du 19 et 26 f\u00e9vrier 1932 passent directement de la 131\u00b0 \u00e0 la 133 tranche. Il n&rsquo;y a donc pas eu de 132 parution.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Popeline est certainement un roman d&rsquo;un grand int\u00e9r\u00eat historique. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un des premiers textes litt\u00e9raires \u00e9crits en joual, lequel correspond essentiellement au fran\u00e7ais argotique parl\u00e9 dans la r\u00e9gion de Montr\u00e9al. C&rsquo;est un argot avec un vocabulaire qui emprunte beaucoup \u00e0 l&rsquo;anglais et qui a ses propres tournures de phrase. On retrouve ainsi dans Popeline plusieurs mots anglais \u00e9crits phon\u00e9tiquement et r\u00e9utilis\u00e9s dans un nouveau contexte linguistique. Cette langue si particuli\u00e8re nous force \u00e0 publier Popeline tel quel sans grandes tentatives de correction.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D&rsquo;apr\u00e8s Arcand, c&rsquo;est \u00e0 lui-m\u00eame, au docteur Panneton et au journaliste Louis Francoeur qu&rsquo;on doit l&rsquo;invention du terme &lt;&lt; parler joual \u00bb. C&rsquo;est du moins ce qu&rsquo;il affirme dans sa lettre au Chanoine Panneton du 4 novembre 1965. Le docteur Panneton s&rsquo;est lui-m\u00eame inspir\u00e9 du joual pour les dialogues de Trente arpents, roman consid\u00e9r\u00e9 comme un classique de la litt\u00e9rature qu\u00e9b\u00e9coise, publi\u00e9 quelques ann\u00e9es apr\u00e8s Popeline. On sait que le joual a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s populaire dans la litt\u00e9rature qu\u00e9b\u00e9coise \u00e0 partir des ann\u00e9es 1960. Son promoteur le plus connu a \u00e9t\u00e9 Michel Tremblay, dont l&rsquo;\u0153uvre th\u00e9\u00e2trale et romanesque a \u00e9t\u00e9 traduite dans une quarantaine de langues. Il a \u00e9t\u00e9 si populaire qu&rsquo;on qualifie parfois le fran\u00e7ais qu\u00e9b\u00e9cois de \u00ab langue de Tremblay \u00bb. Avec Popeline, on se demande en fait si on ne devrait pas plut\u00f4t parler de la \u00ab langue d&rsquo;Arcand\u00bb. Dans les ann\u00e9es 1970, l&rsquo;\u00e9crivain Victor-L\u00e9vy Beaulieu eut l&rsquo;id\u00e9e de publier Popeline. Il n&rsquo;y donna toutefois pas suite.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le roman suit les aventures de Popeline Dubois, une jeune dame, et de trois de ses camarades. D\u00e8s la premi\u00e8re parution, Popeline rencontre Jack White, avec qui elle entretient vite une relation sentimentale. Plus tard, nous sont pr\u00e9sent\u00e9s Flannellette, s\u0153ur jumelle de Popeline, et Ernest Lafrance dit Sirop. Les quatre protagonistes vivent des aventures vari\u00e9es au gr\u00e8s des semaines. Comme il s&rsquo;agit d&rsquo;un feuilleton, l&rsquo;action suit souvent l&rsquo;actualit\u00e9. Adrien Arcand se sert de fait abondamment de Popeline pour expliquer son id\u00e9ologie politique. Plusieurs tranches traitent ainsi des probl\u00e8mes avec les vieux partis qu&rsquo;\u00e9taient les rouges (les lib\u00e9raux) et les bleus (les conservateurs). Arcand a aussi employ\u00e9 Popeline pour d\u00e9noncer l&rsquo;influence juive dans la soci\u00e9t\u00e9. Dans L&rsquo;Humour au Canada fran\u00e7ais (1968), Adrien Th\u00e9rio a dit de Popeline que c&rsquo;\u00e9tait \u00ab&lt; un peu de joie au milieu de la d\u00e9pression de 1930 \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les r\u00e9v\u00e9lations concernant des politiciens ou des groupes ethniques, de m\u00eame que le ton humoristique et incisif du Goglu ont fait qu&rsquo;il a eu beaucoup d&rsquo;ennemis. Son imprimeur a \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9 et incendi\u00e9 dans la nuit du 16 ao\u00fbt 1931, un peu plus d&rsquo;une semaine avant des \u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales dans la province de Qu\u00e9bec. Les d\u00e9g\u00e2ts ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s \u00e0 plusieurs milliers de dollars. Ce sabotage explique probablement pourquoi Popeline n&rsquo;est pas paru dans le Goglu du 21 ao\u00fbt 1931. En 1932, Peter Bercovitch, d\u00e9put\u00e9 juif \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e l\u00e9gislative du Qu\u00e9bec, a par ailleurs introduit un projet de loi pour interdire les publications diffamatoires. Il visait notamment le Goglu. Son id\u00e9e a \u00e9t\u00e9 battue par seulement trois voix. Si aucune loi n&rsquo;est venue entraver les publications d&rsquo;Adrien Arcand et Joseph M\u00e9nard, les deux coll\u00e8gues ont autrement eu \u00e0 subir plusieurs proc\u00e8s. Des historiens ont estim\u00e9 qu&rsquo;au d\u00e9but de 1933 il y avait une vingtaine de poursuites pour diffamation contre Adrien Arcand. Les revenus publicitaires \u00e9taient en baisse. C&rsquo;est probablement ce qui explique que le Goglu a cess\u00e9 de para\u00eetre brusquement le 10 mars 1933. Popeline se termine ainsi sur un \u00ab \u00e0 suivre \u00bb et n&rsquo;a pas de v\u00e9ritable fin. Le Miroir, un autre des journaux d&rsquo;Arcand, a quant \u00e0 lui cesser de para\u00eetre le 19 mars 1933. Dans l&rsquo;\u00e9ditorial du dernier num\u00e9ro du Miroir, Adrien Arcand expliquait que les publications devaient cesser \u00e0 cause de probl\u00e8mes financiers. Il disait ainsi que :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">S&rsquo;il est toujours facile d&rsquo;obtenir les fonds pour les mouvements de d\u00e9sordre et de chaos, il est difficile d&rsquo;en obtenir pour les mouvements d&rsquo;extr\u00eame droite, d&rsquo;ordre et de principes. Cela est sans doute voulu pour mesurer les convictions et mettre la pers\u00e9v\u00e9rance \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La disparition de ces journaux n&rsquo;a effectivement pas eu de grande influence sur l&rsquo;implication militante d&rsquo;Adrien Arcand. Le Patriote a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en mai 1933. Bien d&rsquo;autres p\u00e9riodiques allaient suivre. En 1937, Arcand a fait para\u00eetre Le Siffleux. Le journal n&rsquo;a v\u00e9cu que quelques mois, mais contenait un roman-feuilleton: Le Corset du myst\u00e8re ou Toujours l&rsquo;amour. Ce roman se voulait la suite de Popeline. L&rsquo;auteur \u00e9tait Oscar Siffleux, un autre pseudonyme d&rsquo;Arcand. Il n&rsquo;existe cependant aujourd&rsquo;hui plus de collections compl\u00e8tes du Siffleux. Il n&rsquo;est donc pas possible de reproduire enti\u00e8rement ce r\u00e9cit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On conna\u00eet bien l&rsquo;engagement politique d&rsquo;Adrien Arcand. Il a fond\u00e9 le Parti national social chr\u00e9tien en f\u00e9vrier 1934. Le Parti a attir\u00e9 quelques proches de personnalit\u00e9s litt\u00e9raires. Hugues Cl\u00e9ment, dont nous avons parl\u00e9, est demeur\u00e9 fid\u00e8le \u00e0 Arcand jus qu&rsquo;\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s. C&rsquo;est aussi le docteur Joseph-Gabriel Lambert qui a rejoint le parti et est devenu un de ses principaux lieutenants. Le docteur \u00e9tait le fr\u00e8re de Th\u00e9r\u00e8se Lambert, \u00e9pouse de Claude-Henri Grignon, un des auteurs les plus populaires du Canada fran\u00e7ais. Un homme et son p\u00e9ch\u00e9, son roman le plus connu, a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 \u00e0 de multiples reprises autant \u00e0 la radio, au cin\u00e9ma, au th\u00e9\u00e2tre qu&rsquo;\u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Anarchiste de droite, Grignon n&rsquo;a pas lui-m\u00eame \u00e9t\u00e9 partisan d&rsquo;Adrien Arcand. Le militantisme de son beau-fr\u00e8re explique toutefois probablement pourquoi il avait pr\u00e9vu un coup de force des fascistes au Canada dans l&rsquo;\u00e9dition de janvier 1938 des Pamphlets de Valdombre (p. 95). On sait que Lambert s&rsquo;est brouill\u00e9 avec Arcand en mai 1938. Cette dispute est peut-\u00eatre une des raisons qui a men\u00e9 Grignon \u00e0 ridiculiser Arcand quelques mois plus tard dans les Pamphlets (\u00e9dition de septembre 1938, p. 441-444, 454-455).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au d\u00e9but juillet 1938, le Parti national social chr\u00e9tien a fusionn\u00e9 avec divers mouvements fascistes canadiens pour former le Parti de l&rsquo;unit\u00e9 nationale du Canada. Adrien Arcand en a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu le chef. La Deuxi\u00e8me Guerre mondiale a cependant nui au succ\u00e8s de ce parti. Adrien Arcand a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 en mai 1940 et a pass\u00e9 pr\u00e8s de cinq ans en camp d&rsquo;internement. Si la d\u00e9tention apporta son lot de malheurs, elle permit \u00e0 Arcand de peaufiner ses talents en peinture. Il devint de fait un peintre accompli. A sa lib\u00e9ration, Arcand a vite repris la publication de journaux. En 1946, une nouvelle version du Goglu a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e, mais n&rsquo;a pas donn\u00e9 suite \u00e0 Popeline. Elle a cependant inclus deux courtes nouvelles, elles aussi \u00e9dit\u00e9es en feuilleton. Le C\u0153ur tortur\u00e9 de Caroline a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en dix parties entre le 30 novembre 1946 et le 25 janvier 1947. Les Souliers enchant\u00e9s sont parus dans les quatre num\u00e9ros de f\u00e9vrier 1947.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous choisissons de publier ici Popeline dans un format facilitant la lecture en continu. Nous incluons \u00e9galement les parutions du Corset du myst\u00e8re encore accessibles. Nous souhaitons montrer le talent dont \u00e9tait dot\u00e9 Adrien Arcand en publiant son \u0153uvre litt\u00e9raire la plus importante et significative.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ernest Leblanc<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"622\" height=\"960\" src=\"https:\/\/ralliementcanadienfrancais.com\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/image-150.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1052\" srcset=\"https:\/\/ralliementcanadienfrancais.com\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/image-150.png 622w, https:\/\/ralliementcanadienfrancais.com\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/image-150-194x300.png 194w\" sizes=\"auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Contribution \u00e0 la mise en page des extraits du roman sur le site du parti : Andr\u00e9anne Chabot<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">http:\/\/www.reconquistapress.com\/popeline.html<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/ralliementcanadienfrancais.com\/?cat=29\">https:\/\/ralliementcanadienfrancais.com\/?cat=29<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>INTRODUCTION Adrien Arcand est sans conteste l&rsquo;un des plus grands penseurs du Canada contemporain. 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